Le matériel informatique (communément appelé HARDWARE) est la première couche d’un système d’information. Les choix du matériel, la manière de l’acquérir et la façon de le configurer sont des facteurs déterminants sur l’empreinte écologique générale d’un réseau informatique. Nous allons voir ci-dessous de quelles manières il peut être très facile de réduire considérablement la pollution liée à ce fameux HARDWARE.

Matériel « reconditionné » contre matériel neuf

Lorsqu’une entreprise doit investir dans un parc informatique ou changer des appareils endommagés, elle pense souvent acheter du matériel neuf. Elle s’adresse à un revendeur spécialisé ou directement au service commercial d’un constructeur de machines. Cela peut être indispensable selon la nature et la fonction de l’appareil. Mais très souvent une solution « reconditionnée » serait toute aussi bonne. Il ne faut pas confondre « reconditionné » et matériel d’occasion. Un appareil reconditionné est remis à neuf par des entreprises compétentes et une garantie est systèmatiquement offerte aux usagers de ces machines. En plus du gain financier pour l’entreprise cliente (un appareil reconditionné est moins onéreux qu’un appareil neuf, prestations équivalentes), quels impacts cela peut avoir sur l’écologie ? L’achat d’un matériel neuf implique … Sa fabrication ! Aluminum, fer, plastique, plomb… L’assemblage d’une machine sortie d’usine est donc beaucoup plus polluante que le réemploi d’un appareil déjà existant. Mais ce n’est pas tout : un appareil neuf est souvent construit dans un pays d’Asie. Ce qui implique qu’une fois prêt à l’emploi, il faut acheminé le produit de son lieu de fabrication vers son lieu d’utilisation ce qui est encore extrêmement polluant (kérosène des avions…). Or, très souvent le reconditionnement de machines se fait par des sociétés locales. Nous récupérons le matériel usagé près de nos ateliers de reconditionnement et nous les revendons à des clients proches. A Marseille, par exemple, nous faisons appel à Ecodair, installé dans le 11ème arrondissement de la ville. Plus de pollution liée au transport des machines.

Obsolescence  esthétique et psychologique

Nombreux sont ceux qui se plaignent de l’obsolescence programmée des appareils électroniques. Nous nous insurgeons contre la toute relative fiabilité des machines. Mais très paradoxalement, une majorité des appareils qui partent aux rebuts sont encore en bon état de fonctionnement ! Nous avons pris l’habitude de changer de matériel de plus en plus rapidement. Nous créons nous même une obsolescence psychologique. Il nous semble donc très important de sensibiliser les protagonistes des systèmes d’information à ce problème : la durée de vie d’un appareil ne cesse de se réduire par la faute de nos propres modes de consommation.

Taux d’utilisation du matériel

Une autre forme d’effort peut être réalisé pendant le choix d’un appareil : la puissance de la machine (qu’elle soit un poste de travail, un serveur, un ordinateur portable, une tablette tactile, un smartphone ou autre…) . Au plus une machine est puissante, au plus elle consomme de l’énergie. C’est logique. Mais un constat récurrent s’impose : les appareils sont très souvent sous- exploités. Ce qui se traduit par un gaspillage considérable d’énergie. On alimente en électricité des machines susceptibles de réaliser des calculs extraordinaires, d’afficher très finement des images exceptionnelles pour, finalement, les mettre très faiblement à contribution. Nous préparons des articles détaillés à ce propos, s’appuyant sur des études précises, chiffrées et factuelles.

Configuration

Une quatrième et dernière chose nous semble facilement permettre une importante économie d’énergie : la configuration du matériel utilisé. Ici, nous allons illustrer notre propos avec quelques exemples simples. Imaginons qu’une entreprise programme une extinction forcée de l’ensemble des postes de travail de ses bureaux à partir d’une certaine heure. Imaginons qu’une entreprise, pour réduire la contribution au réseau par ses utilisateurs, configure leur serveur de messagerie pour limiter la taille maximale possible d’un email, d’une pièce jointe ou le nombre maximal de destinataires ?  Imaginons qu’une entreprise privilégie les réunions en « présentiel » plutôt qu’en visioconférence lorsque la proximité des acteurs le permet ? Réalisons nous l’immense économie d’énergie qui pourrait être réalisé ici ?